L’Hyperloop, nouvelle proximité des territoires

L’Hyperloop, nouvelle proximité des territoires

3 juin 2019
hyperloop Mobilité transport
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Nous sommes en 2060. Les préoccupations environnementales et l’augmentation du prix du pétrole ont peu à peu poussé les particuliers à se détourner des modes de transports carbonés. Heureusement, les avancées technologiques ont pris le relais. Imaginé un demi-siècle plus tôt par le génial Elon Musk, PDG de Tesla et de SpaceX, l’Hyperloop s’est progressivement imposé comme le moyen de transport le plus rapide et le plus sûr au monde.

Un tube pratiquement sous vide, débarrassé des frottements de l’air, dans lequel circulent des capsules accueillant passagers ou marchandises, propulsées par un champ magnétique à la vitesse de 1200 km/h… Si l’Hyperloop tient sa promesse, ce n’est pas seulement une évolution du transport ferroviaire qui s’annonce, mais belle et bien une révolution du secteur de la mobilité.

De Jules Verne à Elon Musk : l’idée

Visionnaire de génie, Jules Verne fut le premier à imaginer des « tubes pneumatiques jetés à travers les océans » permettant de se déplacer à la vitesse de 1 500 km/h. Décrit dans son récit d’anticipation Au XXIXe siècle ou la journée d’un journaliste américain en 2889, ce transport du futur serait-il la source d’inspiration d’Elon Musk ?

La légende voudrait que les heures perdues quotidiennement dans les embouteillages californiens auraient insufflé l’idée à cet entrepreneur sud-africain. Évoqué pour la première fois publiquement en 2012, l’Hyperloop aurait été imaginé comme un « croisement entre le Concorde et le canon à propulsion électromagnétique ». Ce cinquième mode de transport (à côté des bateaux, avions, voitures et trains « traditionnels »), serait une alternative ultra-rapide, plus sûre que l’avion et indépendante des conditions climatiques.

Un développement organique

Pour donner toutes ses chances à son idée, Elon Musk va à contre-courant des pratiques industrielles et décide de partager ses plans publiquement, encourageant un travail en open source entre les différentes entreprises qui décideraient de s’y atteler. Si une dizaine de sociétés se lancent dans la course, trois startups principales prennent la tête : Virgin Hyperloop One et Hyperloop Transportation Technologies, basées en Californie, et TransPod, basée au Canada.

Les défis technologiques sont nombreux : création et mise sous vide des tubes, conception des capsules pressurisées, sustentation magnétique permettant la lévitation des capsules, et propulsion à moteur linéaire à induction – le tout à un prix raisonnable pour assurer un développement pérenne de ce train à « très grande vitesse ».

Dans ce trio de startups, Virgin Hyperloop One semble le plus avancé. En mai 2016, l’entreprise a réalisé avec succès son premier test grandeur nature sur une piste d’expérimentation située près de Las Vegas, dans le Nevada. L’année suivante, le prototype a parcouru une distance de 450 mètres et atteint une vitesse 310 km/h. On est encore loin du record de vitesse de 603 km/h, détenu à ce moment par le train « Maglev » au Japon. L’objectif de Virgin Hyperloop One : mettre en service une première ligne pour le transport de marchandises d’ici 2021.

Hyperloop TT affiche des objectifs encore plus ambitieux. La startup, qui a installé une zone de test dans la région Toulousaine, promet de relier Dubaï à Abu Dhabi en Hyperloop dès octobre 2020. TransPod pour sa part reste plus prudent, et vise une première ligne commerciale à horizon 2030.

Une transformation des perspectives de mobilité à l’échelle planétaire

3 heures et demi pour relier New York à San Francisco, un peu moins de 6h pour atteindre Vladivostok depuis Moscou (contre 7 jours avec le Transsibérien aujourd’hui), 7 heures pour traverser le continent Africain d’Alger à Cape Town… Depuis l’échec du Concorde, l’Hyperloop représente l’innovation la plus radicale en termes de mobilité à l’échelle locale et planétaire.

Au-delà de la vitesse (impressionnante) de ce train magnétique, son exploitation pourrait s’effectuer en totale autosuffisance grâce à des panneaux solaires placés sur les tubes et à la récupération de l’énergie de freinage. À l’heure de la transition énergétique, l’argument convaincrait les plus indécis.

L’avenir donnera-t-il raison à ces entrepreneurs ambitieux ? Si l’Hyperloop voit le jour, ce train-avion serait l’occasion de resserrer des liens parfois distendus entre pays voisins ou éloignés, et de se rappeler que nous vivons tous sur la même planète.

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