Quelle place pour le nucléaire dans le mix énergétique d’ici 2040 ?

Quelle place pour le nucléaire dans le mix énergétique d’ici 2040 ?

13 novembre 2018
EnergieNucléaire mixEnergétique Nucléaire TransitionEnergétique
Lire l'article

Les débats devant aboutir à l’établissement de la PPE battent leur plein. Les lobbys pro et anti-nucléaire s’agitent. On peut notamment lire ces dernières semaines, à tort, que la France est le seul pays qui envisage encore le nucléaire. Pourquoi cette idée répandue que le nucléaire est en décroissance dans le monde ? Comment se dessine réellement le paysage énergétique en 2040 ?

Sur cette période le nombre de pays ayant comme principale source d’énergie le nucléaire va passer de 31 à au moins 36 . En ce moment, des réacteurs sont en lancement ou en construction en France, en Finlande, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en Hongrie, en Biélorussie, en Ukraine, aux Etats-Unis, aux Emirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite, en Egypte, au Pakistan, en Russie, au Brésil, en Argentine, en Inde, au Bangladesh, en Chine, au Japon, au Corée du Sud et à Taiwan.

Le débat national est polarisé par une vision européo-centrée. La réalité, est qu’en 2040 les principaux pays nucléaires seront, dans l’ordre décroissant, la Chine, les Etats-Unis, la France, l’Inde et la Russie au coude à coude, alors qu’en 2016 le quatuor de tête était les Etats-Unis, la France, le Japon et la Russie. Il convient donc de dépasser les frontières européennes pour se faire une véritable idée de la progression du nucléaire dans le mix énergétique mondiale.

Il convient également de regarder non seulement l’évolution du nucléaire mais également des autres sources d’énergie, à l’heure où les menaces liées au dérèglement climatique se font de plus en plus fortes. En effet, si l’on se réfère aux études de l’International Agency for Energy, qui reste la référence en la matière, entre 2016 et 2040 le passage d’une production de 2000 TWh à 9500 TWh de renouvelables et de 2600 TWh à 3800 TWh de nucléaire n’empêchera pas l’augmentation de la production d’électricité d’origine fossile, et il est donc à craindre que les rejets de CO2 continuent à augmenter.

Le vrai débat n’est donc pas comme certains détracteurs du nucléaire le prétendent « nucléaire contre renouvelables » mais « nucléaire et renouvelables contre gaz, pétrole et charbon ». C’est là, la seule alliance qui nous permettra de lutter efficacement contre le changement climatique.

S’opposer au nucléaire revient à ouvrir grand la voie aux énergies fossiles et à anéantir de manière définitive tout espoir de lutter contre le changement climatique.

Partager :

CET ARTICLE FAIT PARTIE DU DOSSIER :
Transition énergétique

Quelque chose à dire ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Stéphane Aubarbier

Directeur Général des Opérations Assystem

Nos offres
#INCREDIBLENGINEERS

voir plus