Tour du monde des innovations dans le ferroviaire

Tour du monde des innovations dans le ferroviaire

27 juin 2019
ferroviaire innovation Mobilité transport
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En attendant l’Hyperloop , le train à ultra-grande vitesse imaginé par l’entrepreneur sud-africain Elon Musk, les entreprises du secteur ferroviaire ne sont pas en reste dans la course à l’innovation. Trains autonomes, connectés, peu énergivores et respectueux de l’environnement, plus rapides et plus fiables… les défis sont multiples et les solutions ambitieuses pour créer le train de demain. Tour du monde des innovations du ferroviaire.

Un train autonome en Australie

C’est pour transporter du minerai de fer entre la mine de Tom Price et le port de Cap Lambert (soit une distance de 280 km) que l’entreprise minière anglo-australienne Rio Tinto a inauguré en 2018 le premier transport ferroviaire 100% autonome. Pour la première fois, le trajet s’est effectué sans présence humaine, piloté à distance par un centre de contrôle basé à Perth, à plus de 1500 km de la mine.

Ce train sans chauffeur, l’“AutoHaul”, constitue une première mondiale dans le transport autonome de charges lourdes sur de longues distances. À termes, l’automatisation de ses locomotives permettrait à Rio Tinto de réduire ses coûts tout en améliorant l’efficacité énergétique des trains – notamment grâce à une optimisation de la vitesse et du freinage tout le long du trajet.

Le premier train zéro-émission en Allemagne

Si le train véhicule une image de développement durable – par rapport à l’avion ou à la voiture individuelle –, il n’en reste pas moins que 80% du ferroviaire européen a recours à des moteurs thermiques à combustion Diesel. Résultat : 1% du CO2 émis par les transports est issu du ferroviaire.

C’est pour sortir du diesel ferroviaire et réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses trains que la région de la Basse-Saxe en Allemagne a signé un accord avec le constructeur français Alstom pour la fourniture de trains à pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène. En septembre 2018, le Coralia iLint, premier train à hydrogène au monde, faisait son entrée en gare de Bremervörde. Pouvant rouler sur une distance allant jusqu’à 1 000 kilomètres avec un seul réservoir à hydrogène, les Coralia iLint atteignent la vitesse maximale de 140 km/h. Deux de ces trains à usage commercial sont d’ores et déjà en circulation, et quatorze exemplaires supplémentaires devraient accueillir les usagers du réseau Elbe-Weser dès 2021.

Alstom continue sur sa lancée : le constructeur ferroviaire français a remporté un contrat pour fournir 27 trains à hydrogène destinés à la région de Francfort. Mais si l’utilisation de l’hydrogène n’émet pas de CO2, sa production en rejette encore beaucoup. À l’heure actuelle, 94% de l’hydrogène est produit à partir d’énergie fossile – la production d’hydrogène d’origine renouvelable demeurant trop coûteuse pour intéresser les industriels.

Un système de reconnaissance faciale en Chine

Pour les adeptes de la série Black Mirror, le scénario de système de notation appliqué aux personnes est récemment devenu une réalité en Chine. Basé sur une technologie d’intelligence artificielle, ce dispositif traque les moindres faits et gestes des habitants, et leur attribue des points en fonction de leur respect ou non des règles et lois définies par le gouvernement. 170 millions de caméras sont déjà installées sur l’ensemble du territoire, et de plus en plus d’entreprises et d’institutions se laissent tenter.

En gare de Wuhan, dans la province de Hubei, cette technologie est désormais mise à profit pour identifier les personnes à l’embarquement et fluidifier les flux de voyageurs. La Chine souhaite ainsi s’affranchir des contrôleurs et autres systèmes de vérification des billets. Une innovation… discutable.

La big data au service du métro en Corée du Sud

Peuplée de 10 millions d’habitants, Séoul est la ville la plus connectée au monde. Chaque jour, quelques 7 millions de personnes empruntent le réseau métropolitain pour se déplacer dans la capitale sud-coréenne. Alors, pour fluidifier les déplacements de ses utilisateurs, l’intégralité du réseau est capté, filmé, monitoré, et les données collectées sont analysées en temps réel pour ajuster la vitesse et la fréquence des trains.

Des caméras intelligentes mesurent le nombre et la vitesse d’embarquement des passagers. Des capteurs fixés sur les trains et les rails avertissent en cas de besoin de maintenance et préviennent les pannes. Les utilisateurs sont informés en temps réel en cas d’incident sur le réseau et orientés vers des alternatives. Une efficacité peu égalée dans le monde !

 

Les cycles d’innovation sont à l’évidence plus longs dans le ferroviaire que pour de nombreuses industries. Mais avec l’accroissement de la population mondiale et des problématiques environnementales, un transport collectif rapide, propre et efficace, sur des courtes ou longues distances, sera incontournable dans les décennies à venir.

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